Depuis trop longtemps la Fonction publique paie le prix fort de la politique mise en œuvre par le Président et son Gouvernement.
Réforme des Collectivités Territoriales menée à la hussarde, attaques contre le statut des fonctionnaires, suppressions massives d’emplois, coupes sombres dans le financement des missions de l’ensemble de la Fonction publique… la liste des mauvais coups portés est impressionnante et annonce la casse de notre service public auquel les Français et à juste titre sont tant attachés.
Aujourd’hui, ce sont les salaires des agents de la fonction publique qui sont visés.
- Le pouvoir d’achat des agents est en recul continu depuis des années
- Augmentation de 0,5 % prévue pour 2010 supprimée
- Gel complet des salaires à l’ordre du jour pour 2011, 2012 et 2013.
Demain, les dispositions spécifiques à l’encontre des fonctionnaires, dans le cadre du projet de loi sur les retraites, seront autant de nouvelles régressions.
Il s’agit d’une situation sans précédent dans laquelle les traitements des personnels chuteront d’environ 7 %.
A cette dégringolade, viendrait s’ajouter la hausse des cotisations retraites qui, sur la même période, représente 0,8 % d’amputation supplémentaire.
Comme leurs collègues du privé, les agents de la Fonction publique ne sont responsables de la crise.
Il n’est donc pas plus admissible qu’ils en paient les pots cassés. En outre, cette austérité salariale ne manquera pas d’avoir de profondes répercussions négatives sur la croissance et le développement économique.
En s’en prenant ainsi à la Fonction publique et à ses agents, le Président de la République et le gouvernement portent également des coups graves à la population, à l’intérêt général et au progrès social.